dimanche 6 juin 2010

"Rita" à Seyssins... et vacances pour les Aériens !

La salle régis Prouté de l'espace Schoelcher à Seyssins a affiché complet pour notre représentation de L'Education de Rita le mardi 1er juin à 20h30. Ce fut une belle soirée, confirmant l'attachement du public pour les personnages incarnés par Christian Castelain et Chrystel Rochas.
Le spectacle prend ses quartiers d'été, pour revenir dès fin septembre à la salle du laussy à Gières. A noter aussi que les 24 et 25 août, "La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs" se rejouera au festival de la Cour du Vieux Temple. On en reparlera !

mercredi 12 mai 2010

"La Prairie parfumée..." : les comédiens en parlent (4)

Aujourd'hui, la parole est à Olivier, après notre représentation à Autrans :

Ah, monter "l'érotisme en terre d'Islam", en terre du Vercors ....! Certains penseront, "il fallait oser !". Mais que neni. En vérité, le Vercors était un écrin idéal, je dirai même une terre prédestinée pour recevoir cet énergie, pour la porter, la transcender...
Et que les "locaux" aient répondu à cet appel de la sensualité n'a rien d'étonnant. Et, savez vous pourquoi ? parce que le Vercors est par nature une terre d'érotisme et de sensualité, où rien n'est inerte et sans saveur, où les choses sont entières et fortes, dressées et majestueuses, où la lumière, comme ce matin, est envoûtante jusqu'à vous faire frissonner. Parce que le Vercors vous enlasse et vous prend à fleur de peau.. Parce que le Vercors est une Ile tendu vers le ciel. Je ne dirai peut-être pas qu'il déchire les frocs, mais qu'il dégonde les portes, sans aucun doute...
Et tout ceci, n'est-il pas l'essence même de notre spectacle ?


Je sais. J'entend déjà ceux qui diront, "Ah, ces Vertaco (petit nom affectueux des habitants de l'ile sus-nommée...), ils ont vite le sens du drame, ils en font peut être un peu trop...!". Tant pis. J'assume. Il ne peut en être autrement quand on a fait le choix de participer, je dirai même de défendre, un spectacle qui parle non seulement d'Erotisme, et de plus, comme si cela n'était pas suffisant, en terre d'Islam... ! Allons au bout des choses ! (si j'ose dire...).


Alors, une fois de plus Bea et Patrick, merci de nous avoir permis de vivre ces moments uniques, de réunir ces deux énergies : celle du Vercors et celle du spectacle. Après tout, n'est-ce pas, au fond, ce après quoi nous courrons tous ? connaître ces instants magiques, quitte à passer par ces terribles autres instants de doute, des stress, de fatigue ou de découragement ?
Tout ceci n'est il pas débordant de sensualité ?


Ibn al Ours'du'Vercors

mardi 4 mai 2010

"La Prairie..." à Autrans !


Les 3 représentations de "La Prairie parfumée..." au Petit Théâtre se sont bien passées. Les réactions des spectateurs ont été globalement positives, les avis divergeant sur certains choix que nous avons effectué par rapport aux textes rassemblés dans le spectacle. ça tombe bien, l'objectif était de susciter le débat et le questionnement !
Pour (re)découvrir le spectacle, RDV dimanche 9 mai à 18H, à l'Anecdote à Autrans, la salle de Béatrice Arbet. Réservations indispensables au 06 88 33 41 55.
Tous les renseignements sur www.lanecdote.fr

jeudi 22 avril 2010

Se rendre au Petit Théâtre

"La Prairie parfumée..." : les comédiens en parlent (3)

Aujourd'hui, témoignage de France-Odile, rédigé avant notre répétition de week-end dernier :

"La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs est une invitation au voyage au pays de la séduction, celle qui est "pavoisée de courbures ondoyantes, de sinuosités d'épaules, de hanches inattendues, surpeuplées de points d'inflexion"...
Nous arrivons aux dernières répétitions. Après une séquence poétique, il nous faut "caler" la dernière partie du spectacle : les contes... c'est la séquence "kitsch", et nous espérons qu'elle plaira aux spectateurs autant que nous avons plaisir à la travailler. Pour l'instant cela déclenche chez certains d'entre nous de grands fous rires... à moins que ce ne soit la tension de la dernière ligne droite avant les représentations... allez savoir !"

Dernière ligne droite en effet, il nous reste 2 courtes répétitions pour être au point. Mais c'est votre venue qui nous motivera comme il se doit ! N'hésitez pas à réserver vos places au 06 32 63 78 98.

samedi 10 avril 2010

"La Prairie parfumée..." : les comédiens en parlent (2)



Aujourd'hui, la parole est à Nicolas, qui a rejoint "Les Aériens" sur La Jalousie de Sacha Guitry.

"En préambule, je précise que je ne me livrerai pas à des commentaires désobligeants à l'endroit de ce tortionnaire qui nous sert de metteur en scène car je sais que ce dernier, qui se reconnaitra, manie la censure avec dextérité et sans état d'âme. Moi, ce qui me parait singulier dans ce nouveau projet, c'est le texte.
-Pour son incroyable découpage d'abord, son agencement acrobatique : quelques vers par ci, quelques pensées philosophiques par là, quelques descriptions anatomiques un peu crues après, des blagounettes en forme d'abécédaire qu'il faut placer juste avant. Je vous confie tout cela car j'ai entrepris de le retaper, ce texte. J'ai appelé ce job "le projet fou". Et ben j'ai fini par en venir à bout mais dans d'atroces souffrances. Cela donne la mesure du degré de maladie dont est atteint le cerveau qui a conçu cet imbroglio. Et même, cette version livrée n'est peut-être pas celle qu'il avait imaginé. Il faudrait demander à mes petits camarades s'ils ont bien tous noté que la phrase 2 de la page 12 vient se placer juste avant la page 5, alinéa 3 en bas à droite, après avoir rayé les mot 6 et 12 qui alourdissent le sens. Et tout cela afin de ne pas trahir le propos de Messieurs Chebel et Nefzawi.
-Pour la difficulté à me le bourrer dans le crâne ensuite. Je ne sais pas si le phénomène tient de l'effet de mon vieillissement ou au style, mais là aussi, sueur et labeur sont au programme. Le tout conjugué à une certaine urgence devant l'échéance ...
-Pour son caractère impertinent et confidentiel enfin.

Pour conclure, bien sûr que j'ai matière à inquiétude devant le temps qui reste à la gestation, mais c'est le collectif qui va nous sauver. Nous nous connaissons bien et là est notre force. Allez, j'arrête là car j'ai dépassé les 10 lignes et la censure va encore me tomber dessus."